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Intervention

Installation de borne de recharge électrique

Une borne ne se branche pas sur une prise existante. Elle demande son propre circuit, sa propre protection, et une puissance disponible qu’il faut vérifier avant de commander quoi que ce soit.

Borne de recharge murale dans un garage : coffret ovale à prise de recharge, relié par une gaine annelée au tableau voisin, à côté du compteur électrique, sur un mur en parpaing brut.
Borne de recharge, raccordée au tableau

En deux mots

Ce qu’il faut comprendre

Une voiture qui charge appelle son courant maximal pendant plusieurs heures d’affilée, souvent la nuit, et sans surveillance. C’est une charge d’un autre ordre que tout ce qui existe déjà dans le logement.

Tout se joue sur la durée. Un circuit de prises domestiques est prévu pour des usages courts : huit heures à sa limite, et il chauffe.

Au-delà de 3,7 kW, le décret du 12 janvier 2017 réserve l’installation d’une borne en logement aux installateurs qualifiés IRVE. Cette qualification conditionne aussi le crédit d’impôt. Le numéro de qualification de l’entreprise n’a pas encore été communiqué : demandez-le avant de signer un devis, ici comme ailleurs.

Le détail

Ce que demande une borne

Un circuit à elle seule

Du tableau jusqu’à la borne, sans rien d’autre dessus. La norme NF C 15-100 l’impose, et la raison tient en une phrase : une charge qui dure ne partage pas son conducteur.

Sa propre protection

Un disjoncteur dimensionné pour elle, et un différentiel 30 mA. Le type dépend du modèle : certaines bornes détectent elles-mêmes le courant continu, d’autres exigent un différentiel qui le fasse. C’est la notice du constructeur qui tranche, pas l’habitude.

La puissance disponible

Une borne de 7,4 kW appelle 32 A à elle seule. Sur un abonnement de 6 kVA, elle ne passe pas. Deux issues : augmenter la puissance souscrite, ou poser un pilotage qui abaisse la charge quand le reste du logement consomme.

Le chemin jusqu’au point de charge

Du tableau au garage, au carport ou au mur extérieur. La distance réelle fixe la section du conducteur — et c’est souvent elle, pas la borne, qui pèse le plus au devis.

Ce qu’on vérifie avant de commander

La place restante au tableau, la puissance souscrite, la section du câble d’alimentation existant et l’état de la terre. Une borne posée sur une installation dont la terre est douteuse ne protège personne.

Comment ça se passe

Comment on procède

  1. On regarde le tableau et l’abonnement

    Ce qu’il reste de place, la puissance souscrite, et ce que consomme déjà le logement aux heures où la voiture chargera. C’est ce relevé qui dit si une borne de 7,4 kW passe en l’état.

  2. On mesure la distance réelle

    Du tableau au point de charge, par le chemin que le câble empruntera vraiment. C’est ce qui détermine la section, et une bonne part du prix.

  3. On choisit la puissance, pas le modèle

    3,7, 7,4 ou 11 kW. Le bon choix dépend des kilomètres à récupérer chaque nuit et de ce que l’abonnement supporte. Une borne plus puissante que nécessaire coûte plus cher à installer et ne charge pas plus vite si la voiture ne suit pas.

  4. Pose, raccordement, essai de charge

    Fixation, tirage du circuit, raccordement au tableau, essai des protections et première charge en votre présence. Vous repartez en sachant ce qui se passe quand le différentiel déclenche.

Prise renforcée ou borne ?

Une prise renforcée coûte nettement moins cher et plafonne autour de 3,7 kW, soit une vingtaine de kilomètres d’autonomie par heure de charge. Une borne va deux à trois fois plus vite et se pilote. Le bon repère n’est pas le budget, c’est le kilométrage quotidien : en dessous d’une cinquantaine de kilomètres par jour, la prise renforcée suffit.

Sur le terrain

À quoi ça ressemble, capot ouvert

Deux coffrets côte à côte dans un mur : à gauche un tableau de répartition câblé, protections modulaires et barrette de terre verte ; à droite un coffret de communication avec ses réglettes.
Tableau et coffret de communication
Gros plan sur un interrupteur différentiel 30 mA raccordé au peigne d’alimentation, conducteurs bleus et barrette de terre en partie basse.
Différentiel 30 mA sur peigne
Coffret ouvert où cohabitent une rangée de protections modulaires récentes et un appareillage plus ancien, faisceau bleu descendant vers le bas du coffret.
Coffret mixte, ancien et récent

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande le plus souvent

Toutes les questions

Faut-il augmenter la puissance de son abonnement ?

Souvent, pour une borne de 7,4 kW sur un abonnement de 6 kVA. L’autre solution est un pilotage qui abaisse la charge quand le reste du logement consomme : moins cher qu’un changement d’abonnement, et suffisant dans la plupart des cas.

Peut-on brancher la voiture sur une prise normale ?

À faible intensité seulement, et c’est le cas d’échauffement le plus fréquent que nous rencontrons : un circuit de prises domestiques ne tient pas huit heures de charge continue. La prise renforcée, sur circuit dédié, est faite pour ça.

Combien de temps pour recharger ?

Cela dépend de la puissance et de la batterie. À 7,4 kW, on récupère de l’ordre de quarante kilomètres d’autonomie par heure ; à 3,7 kW, environ la moitié. Pour un usage quotidien, une nuit suffit dans les deux cas.

Y a-t-il une aide pour l’installation ?

Un crédit d’impôt existe pour un système de charge pilotable en résidence, à condition que l’installateur soit qualifié IRVE. Le taux et le plafond changent d’une année à l’autre : nous les vérifions avec vous au moment du devis.

Et en appartement, sur un parking en copropriété ?

Le droit à la prise permet à un occupant de faire installer une borne à son emplacement, à ses frais, après information du syndic ; la copropriété ne peut s’y opposer que pour un motif sérieux et légitime. L’installation demande alors un comptage individuel, à prévoir dès le devis.

Où nous intervenons

Borne de recharge à Cholet et dans quatre communes voisines

142 710 habitants, deux départements. Les Herbiers est en Vendée et pourtant plus proche de nos ateliers que Chemillé-en-Anjou : nous raisonnons en temps de route, pas en frontière administrative.

Les autres interventions

On ne traite pas une panne comme on refait une installation

  1. Dépannage électrique

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    Tableau ancien, deux générations
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    Répartition câblée, avant capotage
  3. Mise en conformité électrique

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    Coffret de branchement, raccordement en attente
  4. Rénovation électrique

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    Boîte de dérivation ouverte sous une charpente métallique, conducteurs bleus, rouges et jaune-vert raccordés sur bornes automatiques.
    Dérivation sur bornes automatiques

Une borne à installer ?

Décrivez la situation au téléphone : c’est ce qui détermine s’il faut venir aujourd’hui ou prendre rendez-vous. Pour un chiffrage, le formulaire permet de joindre des photos de votre tableau.

Appeler T.D Électricité Générale au 06 73 90 90 22 Devis